Tuteur Privé

Elle court, elle court, la motivation en cours…

Albert Camus disait : « L’élève, comme la rivière, aimerait suivre son cours tout en restant dans son lit. »

Qui n’a jamais eu ces fantasmes universels, où l’élève reste bien au chaud dans son lit le matin tandis que les cours sont annulés, où le contrôle qu’il n’a pas encore commencé à réviser la veille est annulé le lendemain..?
Si tu n’as jamais rêvé de tout ça, tu peux d’ores et déjà arrêter de lire cet article, il ne te concerne pas !

Si cela t’est déjà arrivé, rassure-toi, tu as ce qu’on appelle la démotivation au travail. Rassure-toi, dis-je, parce qu’elle touche la quasi-totalité des élèves, qu’ils soient au primaire, au lycée ou à l’université.
Comment être sur que tu es touché(e) par ce virus ? les symptômes sont simples : regard dans le vide en classe, révisions à la dernière minute dans les transports, stress et émotions démultipliées..Tu n’y crois plus, tu n’y arrives plus.

Seul problème, le bac, brevet et autres évaluations pointent le bout de leur nez.

Alors, que faire quand on n’y voit plus d’intérêt ? Avant de trouver une solution, il est très important de te poser une question :

 

Pourquoi est-ce que tu n’es plus motivé(e) ?

Les raisons pour lesquelles tu te lèves et te rends en cours tous les jours peuvent être multiples, comme l’envie de te construire un futur, de t’assurer une belle situation, et de faire un métier qui te plait.
Il existe aussi d’autres motivations, essentielles, comme ta bande de potes, les professeurs, en bref les gens que tu fréquentes en allant travailler et étudier.

Il arrive souvent que les résultats scolaires ou les propositions de débouchées ne soient pas à la hauteur de nos attentes, et que les gens que nous fréquentons ne soient pas non plus un moteur pour se lever le matin (ce sont les motivations « intrinsèques » au travail).

Mais dans le cas où ces deux paramètres ne poseraient aucun problème, pourquoi est-ce que ta motivation au travail refuse-t-elle de revenir ?

La frustration a un grand rôle à jouer dans ta démotivation :

– Tes notes peuvent te paraitre injustifiées par rapport à tes efforts.

– Des pressions nombreuses peuvent fuser de toutes part (pression familiale, pression due à la concurrence en classe), sur l’avenir professionnel et sur l’approche des examens, auxquelles s’ajoutent une charge de travail plus importante chaque année.

– Et parfois, à cause de ces frustrations, les motivations « intrinsèques » dont nous parlions plus haut, comme l’ambition professionnelle, peuvent alors perdre de leur puissance auprès de nous au quotidien, et ne plus avoir d’impact sur notre volonté à nous mettre au travail.

On a visé juste jusque-là ? C’est normal, tu n’es pas seul dans ce cas !

Pour t’en sortir, un sociologue super sympa, Albert Hirshmann a envisagé trois portes de sorties possibles lorsqu’une personne comme toi et moi se retrouve démuni face à une démotivation : Combattre, Fuir ou Subir. Pour s’identifier un peu à ces trois types de comportements, nous utiliserons trois personnages forts connus de la fiction ou réalité qui les illustrent parfaitement.

 

1. Combattre :

Combattre la démotivation, c’est décider de s’attaquer aux sources du problème.

Mauvaises conditions de travail ? Tu peux choisir de changer ton environnement de révision à la maison, comme en travaillant à la bibliothèque au lieu de travailler dans ta chambre ou les tentations et les perturbations peuvent être nombreuses.
Mauvaise organisation ? Tu peux te renseigner sur les différentes façons d’apprendre une leçon, comme la méthode Cornell que donne le site Study and Chill, mais aussi te créer un beau planning de travail avec des supports classiques comme Excel ou de création comme Canva.
En bref, Combattre revient à être dans l’action, quelle qu’elle soit, pour changer tes habitudes et refuser la fatalité de quelques mauvaises notes ou des difficultés à se mettre au travail !

Et si tu ne vois toujours pas que veut dire Combattre, je t’invite à prendre 1h30 de ton temps pour regarder un des plus grands classiques Disney, Mulan. Femme guerrière, elle a refusé d’accepter que son vieux père aille à la mort en combattant les Huns, elle a préféré changer ses habitudes, se déguiser en homme et tout donner pour la Chine ! Bon, n’allons pas jusqu’à comparer le Bac à la guerre sanglante du film… Mais dans l’idée on y est..

https://goo.gl/images/TfgUEQ

On ne sait jamais ce que sera l’issue du combat, mais la lutte pour la motivation ne peut qu’apporter du bon, parce qu’elle changera ta perspective et te permettra d’être l’acteur de ton futur, et non celui qui le subi !

 

2.Fuir :

Hé oui, ce n’est pas tabou, il peut parfois arriver que la seule solution soit de partir 😉
Partir dans un autre lycée, changer de section (S, ES, L, STMG..) au milieu de l’année si l’école le permet, changer de classe…
Dans le milieu professionnel, de plus en plus de salarié malheureux et mécontents au travail rêvent de reconversion professionnelle, de changement radical d’environnement de travail. Attention, fuir comporte des risques, car il faut être bien sûr de son choix !
Aucun exemple ne te vient en tête ? Mais si… Lui, là, celui qui avait un super boulot à la CIA et la NSA, et qui a décidé de tout plaquer parce qu’il ne supportait plus les méthodes du gouvernement américain… Celui qui est maintenant devenu un héros pour tous les américains d’abord, puis pour tous les citoyens libres du monde entier… C’est bien-sûr Edward Snowden (voir la photo ci-dessous) !
Et tu peux retrouver en prime le film sur l’histoire incroyable de sa vie, dans Snowden (À ne regarder qu’une fois les devoirs de la semaine terminés, bien-sûr !), interpreté par le grand Joseph-Gordon Levitt.

Si fuir peut te paraître un peu trop radical et risqué comme solution, il te reste toujours la dernière qu’évoquent aussi la psychologie du stress :

3. Subir :

Attention, nous ne parlons pas d’une soumission résignée face à la démotivation ! Il s’agit ici de s’adapter sans se résigner.
Si le contrôle de maths qui approche à grands pas, ou le devoir d’Histoire qui est à rendre demain ne te passionnent pas, il existe un moyen de s’en sortir : accepter sa condition.

Pour cela, il y a trois étapes primordiales, qui sont :

1) Changer de regard et d’aspirations : tu penses qu’en visant le 16/20 tu seras forcément déçue ? Alors essaie de viser moins haut, juste pour cette fois, et tu pourras petit à petit revenir au niveau que tu t’es fixé au départ. Tu ne crois pas être capable de répondre à toutes les questions du texte de français en une heure seulement ? Alors élimine directement les questions que tu ne comprends pas, et concentre-toi au maximum sur celles qui te paraissent accessibles !
Changer de regard, c’est aussi essayer de trouver des nouvelles motivations au travail, comme participer à une activité extra-scolaire, bénévole, ou sportive, pour que le travail ne soit plus la seule activité dans ton quotidien !

2) Plus de repli sur soi et de procrastination : ignorer ce qui nous fait peur et nous rebute ne fera pas avancer les choses, au contraire ! Tout ce que nous redoutons d’affronter refera alors surface en grand nombre en même temps (Par exemple, tous les devoir des matières dans lesquels tu as des notes faibles et que tu aurais négligé jusque-là seront encore plus difficiles si tu dois tous les gérer en même temps à la dernière minute !).
Alors comme conseil, je te propose d’affronter en premier tes « démons», ou au moins d’essayer, pour garder les matières ou activités que tu apprécies le plus en dernier.

Enfin, pour accepter son sort et s’adapter positivement, tu peux :

3) Réinvestir en innovant dans ton travail : Aménage-toi des petites pauses, moments de plaisir personnels, comme appeler un(e) ami(e), aller courir, prendre un goûter.. Attention, les moments de détentes que tu t’accorderas doivent être aussi sérieux que des moments de révision, pour que le cerveau assimile ton travail avec la récompense qui suivra ensuite, et que tu t’aères tranquillement l’esprit après une dure journée de travail.

Non, non, je n’ai pas oublié l’exemple qui illustre le choix de subir et s’adapter. L’heureux élu est.. James Bond ! Hé oui, combien de fois le fameux héros britannique a dû improviser et trouver une solution lors d’une capture-surprise, alors que tout semblait perdu ?
En utilisant toutes les ressources qu’il a (mental d’acier, objets laissés au hasard dans la pièce ou connaissances personnelles de son ennemi…), M.Bond parvient à faire preuve d’endurance face aux situations douloureuses ou difficiles, en acceptant d’avoir été dépassé parfois, et en allant de l’avant.

 

https://binged.it/2EJ9JIx

Pour conclure

Vous l’aurez compris, il n’existe pas d’élixir miracle contre la démotivation.
Mais chacun peut décider de choisir ou même créer sa propre méthode, selon les causes de sa démoralisation face à sa charge de travail !

Le tout est de devenir l’acteur de sa propre vie, et de se trouver des personnages et exemples forts qui nous montreront l’exemple 😊

 

A ton tour

Et toi, es-tu plutôt guerrier(e) comme Mulan, fugitif comme Snowden, ou espion plein de sang-froid comme James Bond ?
Donne-nous ton avis sur nos solutions ! Partage-nous aussi tes nouvelles idées si tu en as d’autres !

Ethel Prys

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